{"id":235,"date":"2023-04-12T17:26:53","date_gmt":"2023-04-12T15:26:53","guid":{"rendered":"https:\/\/azote.com\/wordpress\/?page_id=235"},"modified":"2023-04-12T17:26:53","modified_gmt":"2023-04-12T15:26:53","slug":"les-coupes-de-bois","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/azote.com\/wordpress\/les-coupes-de-bois\/","title":{"rendered":"les coupes de bois"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Les coupes\u00a0de bois, grands travaux de la fin d&rsquo;automne et de l&rsquo;hiver.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Jusqu&rsquo;\u00e0 la d\u00e9cennie 1950-1960, le bois \u00e9tait le seul combustible utilis\u00e9 dans les fermes pour le chauffage. Le chauffage central \u00e9tait l&rsquo;exception et le r\u00e9chaud \u00e0 gaz n&rsquo;est devenu un \u00e9quipement courant dans les cuisines qu&rsquo;apr\u00e8s les ann\u00e9es 1950.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"198\" src=\"https:\/\/azote.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/image_1168.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-236\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Faire des provisions de bois constituait un des grands travaux de la fin d&rsquo;automne et de l&rsquo;hiver, bois que l&rsquo;on mettait \u00e0 s\u00e9cher durant deux ou trois ans en<strong> \u00ab\u00a0mattes\u00a0\u00bb<\/strong> sous les avant-toits des maisons et des granges et sous les balcons ou mont\u00e9es d&rsquo;escalier en prenant soin de bien aligner les b\u00fbches.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"286\" src=\"https:\/\/azote.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/image_1169.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-237\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>D\u00e8s la mi-novembre, apr\u00e8s la rentr\u00e9e des r\u00e9coltes et durant tout l&rsquo;hiver on \u00ab\u00a0allait au bois\u00a0\u00bb ou on \u00ab\u00a0faisait du bois\u00a0\u00bb selon l&rsquo;expression courante.<\/p>\n\n\n\n<p>Chaque famille poss\u00e9dait des parcelles dans la montagne du Semnoz.<\/p>\n\n\n\n<p>Les ch\u00e2taigniers et les r\u00e9sineux occupaient le piedmont. Au-dessus, dans le versant en forte pente et jusqu&rsquo;\u00e0 la cr\u00eate, les \u00ab\u00a0taillis\u00a0\u00bb peupl\u00e9s principalement de ch\u00eanes, de fayards (h\u00eatres) et plus rarement de tilleuls, fr\u00eanes, charmes et \u00e9rables, \u00e9taient divis\u00e9s en de nombreuses parcelles de superficies tr\u00e8s variables : de quelques centaines de m2 \u00e0 plus d&rsquo;une dizaine d&rsquo;hectares.<\/p>\n\n\n\n<p>En raison de la p\u00e9nibilit\u00e9 du travail, l&rsquo;exploitation du bois \u00e9tait une affaire d&rsquo;hommes, mais pendant la grande guerre 1914-1918, les femmes ont \u00e9t\u00e9 mises \u00e0 contribution.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"227\" height=\"154\" src=\"https:\/\/azote.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/image_1170.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-238\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Une expression coutumi\u00e8re illustre cette p\u00e9nibilit\u00e9. \u00ab\u00a0Le bois r\u00e9chauffe quatre fois : la premi\u00e8re lorsqu&rsquo;on le coupe, la seconde pour le transporter, la troisi\u00e8me lorsqu&rsquo;on le fend et on le scie et la quatri\u00e8me lorsqu&rsquo;il br\u00fble\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>une journ\u00e9e au bois<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"196\" height=\"300\" src=\"https:\/\/azote.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/image_1171.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-239\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Apr\u00e8s la traite des vaches le matin et les soins aux b\u00eates on rassemblait et v\u00e9rifiait les outils (haches, scies, coins en bois ou en m\u00e9tal, limes \u00e0 aiguiser, etc. \u2026<\/p>\n\n\n\n<p>La ma\u00eetresse de maison pr\u00e9parait un copieux casse-cro\u00fbte : pain, tranches de lard, saucisses, p\u00e2tes ou soupe \u00e0 r\u00e9chauffer dans un bidon, et bien s\u00fbr la tomme, quelques noix ou pommes, sans oublier le <strong>\u00ab\u00a0botollion\u00a0\u00bb <\/strong>de vin et la fiole de<strong> \u00ab\u00a0goutte\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0gnole\u00a0\u00bb <\/strong>(eau de vie), le tout contenu dans un sac tyrolien et une ou deux musettes.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;exploitation du bois en pied de montagne ne pr\u00e9sentait pas de difficult\u00e9 majeure compte-tenu de la pente mod\u00e9r\u00e9e et de l&rsquo;acc\u00e8s facile. Il n&rsquo;en n&rsquo;\u00e9tait pas de m\u00eame pour les taillis dans le versant en forte pente et tr\u00e8s rocheux. L&rsquo;acc\u00e8s au lieu de coupe pouvait \u00eatre acrobatique avec les outils port\u00e9s sur l&rsquo;\u00e9paule ou \u00e0 bout de bras.<\/p>\n\n\n\n<p>La forte d\u00e9clivit\u00e9 et la pr\u00e9sence de rochers rendaient la coupe difficile et p\u00e9nible. De plus, le bois pouss\u00e9 sur un sol rocheux, particuli\u00e8rement le ch\u00eane, \u00e9tait tr\u00e8s dur et les coups de hache devaient \u00eatre pr\u00e9cis pour ne pas heurter les pierres. Enfin, difficult\u00e9 suppl\u00e9mentaire, l&rsquo;entaille de coupe se situait \u00e0 quelques centim\u00e8tres du sol.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s une matin\u00e9e de ce labeur harassant, l&rsquo;heure du casse-cro\u00fbte \u00e9tait la bienvenue. Auparavant, on avait allum\u00e9 un feu pour r\u00e9chauffer le bidon de soupe ou de p\u00e2tes. Les tranches de lard, les saucisses et la tomme avaient une saveur particuli\u00e8re qui les rendait encore plus app\u00e9tissantes qu&rsquo;\u00e0 la maison. Ce frugal repas, mais oh ! combien appr\u00e9ci\u00e9, se terminait par un petit coup de \u00ab\u00a0gnole\u00a0\u00bb, gnole utilis\u00e9e \u00e9galement en guise de d\u00e9sinfectant en cas de blessure.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"225\" src=\"https:\/\/azote.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/image_1172.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-240\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>L&rsquo;apr\u00e8s-midi, soit la coupe continuait, soit on rassemblait les arbres coup\u00e9s pour les acheminer vers le \u00ab\u00a0jet\u00a0\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire le couloir o\u00f9 on les faisait glisser. L&rsquo;op\u00e9ration n&rsquo;\u00e9tait pas de tout repos, car les arbres, souvent tordus, surtout les ch\u00eanes, se bloquaient sur les rochers. Il fallait veiller \u00e0 ne pas se faire heurter et entra\u00eener par les bois. Lorsque le terrain s&rsquo;y pr\u00eatait et dans les \u00ab\u00a0jets\u00a0\u00bb les plus commodes, on rassemblait plusieurs billes de bois attach\u00e9es avec une cha\u00eene. C&rsquo;\u00e9tait faire une \u00ab\u00a0tra\u00eene\u00a0\u00bb. Plusieurs \u00ab\u00a0tra\u00eenes\u00a0\u00bb pouvaient \u00eatre faites dans la journ\u00e9e. Les remont\u00e9es et les descentes successives dans le couloir repr\u00e9sentaient un effort physique important, comparable aux exploits sportifs d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"205\" height=\"299\" src=\"https:\/\/azote.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/image_1184.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-241\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Une fois la coupe termin\u00e9e et rassembl\u00e9e au pied du \u00ab\u00a0jet\u00a0\u00bb, on utilisait le cheval pour le d\u00e9bardage final jusqu&rsquo;\u00e0 la route ou la piste foresti\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;exploitation du bois sur les parcelles sises sur le plateau sommital \u00e9tait beaucoup plus facile. Par contre, l&rsquo;\u00e9loignement \u00e9tait important car les attelages tir\u00e9s par les chevaux empruntaient l&rsquo;ancienne route d&rsquo;Annecy et la route du Semnoz, soit une distance de 12 \u00e0 15 kms selon le site de coupe. Un voyage de bois demandait une journ\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>les coupes affouag\u00e8res :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans la for\u00eat communale (\u00ab\u00a0les communaux\u00a0\u00bb), des coupes de bois pouvaient \u00eatre d\u00e9livr\u00e9es aux particuliers ou groupements de particuliers r\u00e9sidant dans la commune, moyennant le versement d&rsquo;une petite contribution.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces coupes effectu\u00e9es sous le contr\u00f4le du Service des Eaux et For\u00eats ont \u00e9t\u00e9 pratiqu\u00e9es fr\u00e9quemment jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de la guerre 1939-1945. Depuis, elles sont devenues exceptionnelles. Elles permettaient aux habitants de se procurer du bois de chauffage \u00e0 moindre frais.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;exploitation sous forme collective, plac\u00e9e sous la responsabilit\u00e9 d&rsquo;une ou deux personnes garantes de la bonne ex\u00e9cution, constituait une occasion de rencontre et d&rsquo;entraide mutuelle. Le produit des coupes \u00e9tait divis\u00e9 par lots, attribu\u00e9s par tirage au sort. Il y avait bien entendu quelques d\u00e9\u00e7us, selon la nature des lots, mais chacun acceptait les r\u00e8gles d&rsquo;attribution.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>les fascines<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les branches des arbres abattus n&rsquo;\u00e9taient pas abandonn\u00e9e sur place comme c&rsquo;est le cas actuellement. Elles \u00e9taient rassembl\u00e9es et conditionn\u00e9es en \u00ab\u00a0fascines\u00a0\u00bb (ou fagots). Avant l&rsquo;apparition des r\u00e9chauds ou cuisini\u00e8res \u00e0 gaz, \u00e9quipements devenus courants dans la d\u00e9cennie 1950-1960, le petit bois servait \u00e0 allumer rapidement un feu en toutes occasions, y compris hors p\u00e9riode de chauffage.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>les outils et autres mat\u00e9riels<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Avant l&rsquo;apparition des tron\u00e7onneuses dans la d\u00e9cennie 1950-1960, les principaux outils utilis\u00e9s \u00e9taient les suivants :<\/p>\n\n\n\n<ul>\n<li>Hache \u00e0 couper au tranchant fin et large,<\/li>\n\n\n\n<li>Hache \u00e0 \u00e9brancher,<\/li>\n\n\n\n<li>Hache \u00e0 fendre au tranchant de fente plus \u00e9pais,<\/li>\n<\/ul>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"204\" src=\"https:\/\/azote.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/image_1174.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-242\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>\u00ab\u00a0golliet\u00a0\u00bb (ou serpe) pour couper le petit bois,<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0sapi\u00a0\u00bb (ou pic) dont on se servait pour remuer les troncs, soit en faisant levier avec le manche, soit en fichant la pointe de l&rsquo;outil dans le bois.<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00ab\u00a0lanvalles\u00a0\u00bb : sorte de coins en fer pourvus \u00e0 la t\u00eate d&rsquo;une boucle ou d&rsquo;un trou pour le passage d&rsquo;une cha\u00eene ou d&rsquo;une corde. Elles \u00e9taient utilis\u00e9es pour faire les \u00ab\u00a0tra\u00eenes\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Trosci\u00a0\u00bb (passe-partout) : scie de grande longueur pourvue aux deux extr\u00e9mit\u00e9s d&rsquo;une poign\u00e9e. Le \u00ab\u00a0trosci\u00a0\u00bb servait \u00e0 scier les arbres de gros diam\u00e8tre pour l&rsquo;abattage et pour d\u00e9biter les troncs.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"150\" src=\"https:\/\/azote.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/image_1185.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-243\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Tous ces outils \u00e9taient fabriqu\u00e9s par des artisans locaux \u00ab\u00a0les taillandiers\u00a0\u00bb(1)<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>les c\u00e2bles<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>A l&rsquo;occasion de coupes importantes, notamment durant la guerre 1939-1945 et l&rsquo;imm\u00e9diat apr\u00e8s-guerre, des exploitants forestiers ont install\u00e9 des c\u00e2bles pour la descente des bois. Quelques particuliers ont \u00e9galement utilis\u00e9 ce moyen.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Auteur de ce r\u00e9cit : Jeannot Lyonnaz, Septembre 2008<br>R\u00e9daction : Monique LAMY<br>Illustration : Andr\u00e9 PERROT<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(1) Le taillandier est un forgeron qui travaille en finesse. Il a en charge la production de tout ce qui est tranchant, de ce que l&rsquo;on appelle les outils \u00e0 taillants. Il travaille l&rsquo;acier, en utilisant la forge pour chauffer le m\u00e9tal, ainsi qu&rsquo;une gamme de marteaux et de pinces de forge.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les coupes\u00a0de bois, grands travaux de la fin d&rsquo;automne et de l&rsquo;hiver. Jusqu&rsquo;\u00e0 la d\u00e9cennie 1950-1960, le bois \u00e9tait le seul combustible utilis\u00e9 dans les fermes pour le chauffage. Le chauffage central \u00e9tait l&rsquo;exception et le r\u00e9chaud \u00e0 gaz n&rsquo;est devenu un \u00e9quipement courant dans les cuisines qu&rsquo;apr\u00e8s les ann\u00e9es 1950. 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